Lazy Jack cap au Sud

Cette année Lazy Jack ne naviguera qu’un petit mois pour aller chercher le soleil… 

La crise sanitaire ne nous a pas laissé beaucoup de temps pour déshiverner et nous sommes vraiment désolés de quitter La Rochelle le 28 Juillet sans avoir pu faire découvrir à Françoise, Philippe et Fabien la navigation autour de l’île de Ré. Mais il faut avancer car nous visons le Sud Portugal pour la fin août. 

Marco et Béné embarquent la veille à bord et, la météo étant favorable, nous traçons la route le 28 Juillet direction La Corogne que nous atteindrons 3 jours et 2 nuits plus tard. Le routage Maxsea nous a imposé un long bord de petit largue mais nous a fait permis d’éviter le plein vent arrière en deuxième partie de traversée et d’établir pendant près de 12h note allure préférée, la Roger’s, à plus de 7 N. 

Nous arrivons à La Corogne dans un bon brouillard breton… Nous y restons quelques jours et en profitons pour aller en train jusqu’à Saint Jacques de Compostelle : la cathédrale en rénovation est peu visible derrière ses échafaudages mais l’ambiance sur la place y est :  les pèlerins allongés par terre ou adossés à leur sac à dos goûtent un repos bien mérité, ravis d’avoir atteint leur Graal. Dans la vieille ville il fait bon se promener dans les petites ruelles ombragées d’ambiance médiévale.

Après La Corogne nous ferons presque les mêmes escales qu’il y a 7 ans lorsque nous descendions rejoindre, à Madère, le Rallye des Iles du soleil: Camarinas et ses maisons colorées, le cap Finisterre dans la brume et un calme plat, puis, exception, la Ria Arosa que nous ne connaissions pas. Le temps est couvert même si nous avons droit à quelques éclaircies; la température reste fraîche et nos coéquipiers commencent à trouver que les côtes espagnoles ne sont pas à la hauteur de leurs espérances.  

A la sortie de La Ria Arosa, nous jetons l’ancre en face de la plage de San Vincente del Mar et enfin un grand soleil s’installe permettant même un peu de bronzette et une baignade jusqu’au haut des cuisses (l’eau est si froide que les jambes semblent transpercées de mille petits couteaux…) 

Le lendemain nous piquons sur Baiona, juste avant la frontière portugaise, que nous atteignons dans la soirée après une navigation entre la côte et les îles d’Ons et de Ciès. Dans la marina, nous retrouvons avec plaisir la caravelle “La Pinta”. Le tourisme s’est encore développé ici depuis notre dernier passage mais la cité médiévale garde tout son caractère. 

Un midi nous croisons sur le ponton l’équipage de ‘Dizzy Dy’ qui avait participé avec nous à l’Arc Baltique. Les retrouvailles sont chaleureuses : ils descendent eux aussi vers le Sud et comptent hiverner en Méditerranée à Carthagène après Gibraltar. 

Peu après avoir quitté Baiona, nous entrons dans les eaux portugaises sous un temps brumeux qui se lève peu à peu. Des dauphins s’approchent furtivement du bateau mais ne nous accompagnent pas vraiment sur la route. Avant Porto, pour éviter la nuit en mer nous stoppons à Povoa de Varzim et y arrivons en fin d’après-midi dans une épaisse couche de brume qu’une soirée aux bananes flambées réussit à dissiper. 

Le lendemain nous franchissons la dizaine de miles qui nous séparent de Porto et quelques dauphins viennent à nouveau se frotter le dos à l’avant du bateau. L’arrivée dans la Marina Douro se fait sous un beau soleil. Nous restons trois jours à Porto ce qui nous permet de revisiter cette petite ville portugaise qui nous avait tant séduits il y a 7 ans. Cette fois-ci le temps plus maussade assombrit un peu les ballades mais nous retrouvons avec plaisir les quais du Douro, les céramiques portugaises et les caves de vin de Porto.

Pour fêter dignement l’anniversaire de Béné, nous partons en train pour Aveiro, petite station colorée et très touristique le long de la mer, et célébrons l’occasion autour d’un excellent déjeuner. 

Le trajet Porto Lisbonne est un peu plus sportif. Nous passons une nuit en mer, allure grand largue, dans un vent d’environ 20N.  Au passage du cap Raso, le vent forcit un peu.

Puis nous remontons au moteur à contre-courant le chenal du Tage  jusqu’à la Marina Dos Naçoes pendant 3h45, de quoi profiter pleinement de l’arrivée à Lisbonne.  

Pendant notre halte à Lisbonne nous prenons un jour pour visiter Sintra et ses demeures seigneuriales délirantes.  

Le passage du cap Saint Vincent pour atteindre Lagos sur la côte sud du Portugal se fera au petit matin dans une épaisse brume à couper au couteau. Pas de stress donc si ce n’est la peur d’entrer en collision soudaine avec un bateau de pêche (ce qui n’arrivera pas), et nous remontons le chenal de Lagos sous un grand soleil et une douce chaleur…. enfin ! 

Le rendez-vous est pris quelques jours plus tard pour sortir Lazy Jack de l’eau et l’installer sur le chantier Sopromar, bien calé et arrimé pour l’hiver. Marco et Béné nous ont quittés quelques jours avant pour rejoindre une location dans les alentours de Faro où ils passeront encore une dizaine de jours pour terminer leur séjour portugais.  

Il nous faut vite faire nos adieux à Lazy Jack car maintenant un mariage nous attend !!! 

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